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[Expérimentation vidéo] Plans Fixes

Plans Fixes Expérimentation du photographe argentique Frédéric Blanc

Plans Fixes, une triple expérimentation née de l’ennui

Je vais te raconter l’histoire de “Plans Fixes”.

Plans Fixes est une expérimentation née d’un jour d’ennui, lors du confinement, le 29 mars pour être précis. Si je suis photographe, je ne suis pas vidéaste ni musicien. Ce sont des domaines dans lesquels je bricole, et que je laisse habituellement aux personnes dont c’est le métier. Seulement, quand on s’ennuie, ben on s’ennuie. ^^’

L’idée

Elle est simple, raconter la journée de confinement d’un photographe qui n’a plus ni modèles ni commandes. Il finit par composer une nature morte sommaire avec ce qui lui tombe sous la main, développer le film et tirer quelques photos sous agrandisseur. Il termine sa journée par une lecture de ses tirages et revient à son état initial.

Lien entre la musique et la vidéo

Ce qu’il faut savoir, avant d’entreprendre le visionnage de “Plans Fixes”, c’est qu’à peu près 10 heures de travail sont condensées en 13 minutes de vidéo. Le tirage argentique sous agrandisseur demande par exemple plus ou moins une heure par photo. La quatrième partie musicale souligne cette contraction du temps.

La musique commence avec un sample d’Henri Cartier-Bresson dans une ambiance plutôt chill. Le cerveau sort de sa léthargie pour mettre en scène une nature morte composée de deux vieux boîtiers et mettre en place les lumières.

La deuxième partie musicale est plus sombre. La photographie en studio, c’est partir d’une image noire et peindre avec la lumière. La suite se déroulera donc dans l’obscurité, éclairée à la seule lueur des lampes pilotes.

La troisième partie est plus légère : j’ai fini les prises de vue et je charge le négatif dans la spire en vue de son développement. Cette partie musicale est aussi répétitive que l’acte de développer un film : les mêmes dosages, les mêmes gestes, la même rigueur vous embarquent dans une spirale qui ressemble à celle d’avant et à la prochaine.

Enfin, la dernière partie. C’est celle où le temps est le plus compressé (dans la vidéo) et c’est aussi de mon point de vue la partie la plus excitante. Mais pas de précipitation… 6 secondes d’expo à grade 4, 12 secondes de masquage à grade 00 pour faire monter les détails dans les parties brûlées, 5 secondes de vignetage à grade 3, appliquer le ferricyanure de potassium au pinceau sur de petites zones… Avec l’esprit qui bouillonne d’impatience. Cette quatrième partie musicale est donc plus nerveuse, avec un rythme qui vient doubler le temps principal. Merci à Fzout pour son coup de main sur cette quatrième partie. :)

Moyens techniques

Ce court-métrage est filmé au Canon 5d MKII (profil vidéo Cinestyl de Technicolor) avec un 50mm f/1.4, un 24mm f/2.8. Je n’ai pas de micro et, confinement oblige, je n’ai pas eu la possibilité d’en acheter un. La prise de son est directement issue du boîtier. Le montage vidéo est réalisé avec Shotcut. La musique est composée et mixée sous FL Studio. J’ai scanné les bandes de tests et les tirages avec un Epson V550.

Bon visionnage :)

 

 

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